samedi 18 avril 2009

la Route Mandarine N°1

Ce matin, nous quittons Saigon pour le Nord avec maintenant comme guides Gérard et son épouse Linh, immédiatement proches de nous, et en particulier, des enfants.
Après le petit déjeuner où nous discutons avec un Viêt Kiêu Australien, ne parlant pas vietnamien (c'est bizarre..) nous prenons place dans notre minibus.
départ à 8h30 pour emprunter la route N°1, la route Mandarine qui relie Ho Chi Minh à Hanoi, environ 1700 km. Nous n'en ferons aujourd'hui qu'environ 200km, mais ici ça en vaut 1000


La route mandarine fut construite par l'empereur Gia Long (1er souverain de la dynastie des Nguyên), puis baptisée par les Français. Elle était autrefois empruntée par les mandarins et les hauts fonctionnaires pour voyager rapidement entre leurs provinces et la capitale.
Elle relie les plus grandes villes du pays et assure ainsi le lien indispensable entre Hanoi, Vinh, Hué, Danang, Nha Trang et Saigon.


Parfois étroite, la route mandarine est souvent encombrée à l'entrée des villes. La circulation y est intense, on y rencontre tous les moyens de transport imaginables avec des chargements incroyables, qui tiennent en équilibre on ne sait comment, et de nombreux camions et autobus surchargés. Ici ce n'est pas celui qui tient sa droite mais le plus imposant qui a raison.

Nous traversons des paysages très différents : des rues suranimées de Saigon, aux banlieues industrielles, à l'hyperbanlieue en chantier(s), puis des bourgs très catho, à la statuaire clinquante : une église tous les 200m, de construction récente, décorée de drapeaux, fanions....
Arrêt dans une des nombreuses églises pour un temps de prière collective et d'admiration des constructions.


Nous croisons de nombreuses fêtes de mariage attablées sous des tonnelles décorées de ballons, de tissus roses et rouges.

Puis nous découvrons des vergers entiers de fruits du dragon.



Le restau viet est dur à trouver (pour convenir à Linh). Nous finissons par nous attabler dans un restaurant rustique de bord de route, sorte de grand hangar, où Linh s'occupe de tout, nous cocoonne.

Les regards sont une fois de plus tournés vers les "joues rouges" de nos 4 enfants. Clémence a même le droit à une attention particulière et se fait coiffer !







vendredi 17 avril 2009

marionnettes sur l'eau

De retour du Mékong, à Ho chi minh ville nous prenons le temps d'aller nous détendre dans un magnifique jardin botanique et zoologique au coeur de la ville.
Avant de retrouver Gérard et de rencontrer Linh, nous assistons à un spectacle traditionnel de marionnettes sur l'eau où nous nous laissons tous séduire par la magie, l'humour, la musique, l'énergie positive dégagée par ces courtes saynètes, authentiques et très joyeuses.

Depuis plus de mille ans, ces marionnettes faites de bois laqué, content les légendes et traditions du pays.
Elles paradent, s'éclaboussent, plongent et réapparaissent brusquement sur une scène aquatique, manipulées par des marionnettistes, cachés derrière un écran dans l'eau. Les musiciens agrémentent ce spectacle par des chants, bruitages, paroles et musique.


jeudi 16 avril 2009

Can tho et son Marché flottant

La qualité du sommeil est relative à la ferme écotouristique : toute la nuit les coqs chantent, les chats se bataillent, les criquets batifolent, les grenouilles croassent... et dès l'aube (vers 5 h) la vie reprend, les vietnamiens partent au travail en moto, bateaux...

Durant notre deuxième journée dans le delta du Mékong, nous avons découvert plus amplement la vie sur et autour du fleuve.

Nous avons donc visité une briquetterie traditionnelle avec ses hauts fours en terre cuite où le principal combustible est les cosses de riz... Jonathan est même transporté sur un charriot revenant à vide. La chaleur y est écrasante et rien de tel que des noix de coco dégustées à la paille sur le bateau pour nous rafraichir.




Nous retrouvons notre taxi à Vinh Long avant d'aller prendre le bac pour Can Tho. La traversée du Mékong est une nouvelle une aventure : le monde, les gaz d'échappements.


A Can tho, nous nous offrons une vraie pause, le temps d'arpenter les rues de cette ville.
Ce sera l'occasion pour nous de faire de nouvelles rencontres. Tout d'abord celle d'un vieux monsieur qui nous aborde dans un parc, nous ayant entendu parler français. Une longue discussion s'ensuit. Nous découvrons un "nostalgique" de la période française en Indochine, ancien géomètre expert, parlant encore très bien le français... c'est touchant.




Un peu plus tard, nous visitons une pagode Khmer, où un bonze jovial, au sourire épanoui, se prend d'affection pour nos enfants...




Le soir, diner familial au bord du fleuve, veillés par les lézards devenus nos amis. Jonathan envisage même d'en ramener en France car : "ils mangent les moustiques".

Au petit matin, embarquement sur un sampan pour nous rendre au coeur du marché flottant : une ruche où se côtoient les petits marchands qui accostent les touristes en tentant de vendre une bouteille d'eau, les commerçants dont les grosses barges regorgent de pastèques ou de choux...les bateaux épicerie où l'on trouve de tout : de la lampe de poche au ticket de loterie...
Quelle animation, quel bruit.

Le retour sur la terre ferme signe notre départ pour Saïgon. Les kms défilent sur des routes en chantier permanent où les maisons alignées ouvrent leur intimité aux voyageurs, et où les hamacs de bord de route offrent leur nonchalante hospitalité le temps d'un Ca phé ou d'un cha vietnam (thé vietnamien). Des enfants nous crient des "hello" enjoués auxquels nous répondons "Xin tiao" pour leur plus grande surprise...Nous admirons les rizières et les champs tout fourmillant d'une activité agricole en continu...